Préambule du Règlement Particulier Technique de la FFAB

Le document complet se trouve ici.

L'identité de l'Aïkikaï de France au sein de la FFAB place au coeur de la pratique de l'Aïkido, le parcours suivi avec MAÎTRE TAMURA jusqu'à la fin de sa vie; une pratique nourrie par sa réflexion approfondie sur « LES FONDATIONS » et par sa recherche du sens du Budo transmis par le fondateur Morihei UESHIBA.

LES FONDATIONS

Les FONDATIONS (SHISEI, IRIMI, KAMAE, KOKYU...) sont des façons différentes et complémentaires d'aborder la pratique et l'unité recherchée. Ce sont les éléments structurants avec lesquels il est possible de développer le SENS DE LA GLOBALITÉ. Il ne s'agit pas simplement d'accumuler des connaissances techniques, mais d'approfondir sans relâche ces notions. Il est souhaitable que les débutants prennent connaissance de ce vocabulaire progressivement, et ce, dès le début de leur pratique.

Une partie des fondations est présente dans l'ensemble des PRÉPARATIONS proposées par MAÎTRE TAMURA. Cette recherche est précieuse et à encourager. Plus qu'un simple échauffement, la préparation est déjà la pratique.

« Revenir aux bases », c'est approfondir en permanence les fondations dans la pratique et, pas seulement s'attacher à l'étude de techniques ou de formes KATA.

UNE EXPRESSION : REIGISAHO - ARMES - AITÉ ET TORI

Le REIGISAHO, l'étiquette, est plus qu'un code (reishiki) : c'est une première expression du SHISEÏ et du KOKYU : une présence à soi-même et aux autres ; du KAMAE et du ZANSHIN : l'accès à une pleine perception élargie de l'espace ; d'ARUKIKATA : la disponibilité des appuis. Le reigisaho se développe au dojo et dans la vie quotidienne ; l'étiquette se retrouve dans tous les temps de la pratique de l'Aïkido: stages, passages de grades, démonstrations, examens d'enseignement.

La pratique avec les ARMES (boken - jo - tanto) est intégrée aux techniques dès le début de la pratique et permet d'approfondir et d'en approcher l'essence. L'étude du sabre [Satsu jin to (sabre qui tue) et de Katsu jin ken (sabre qui préserve la vie)] est essentielle pour développer une pleine présence détendue et déterminée dans la situation martiale ; aussi les principes du sabre sont repris lors la pratique à mains nues.

AITÉ est non seulement le partenaire qui attaque : il reste présent durant toute la réalisation du mouvement. L'immobilisation et la projection sont le résultat de l'instant du mouvement d'Aïkido. AITÉ et TORI apparaissent comme les deux faces d'une même réalité et d'une même recherche. L'expression juste, sincère et égale, de ces deux aspects du mouvement d'Aïkido favorise la progression du pratiquant.

UNE PRATIQUE : NOTIONS RELATIVES AU MOUVEMENT

Approcher le sens de l'Aïkido nécessite une pratique consciente, continue et régulière, une recherche. Lors de la pratique, le mouvement d'Aïkido se caractérise à travers des dynamiques essentielles:

Cette mobilité se construit avec des éléments corporels indispensables:

UNE RÉALISATION : UNIFICATION DU CORPS ET DE L'ESPRIT

L'aïkido est un DO, un chemin que l'on prend pour la vie. Par les mouvements d'Aïkido, le pratiquant se forme en développant son corps (souplesse, puissance, réflexe, santé, élégance), il développe également une fermeté d'âme en abordant le goût de l'effort par la persévérance. Il se révèle au cours de l'incessante pratique de l'art martial avec l'autre. Une respiration posée, ample, s'installe.

Le KI, l'énergie de vie, dilue la position centrale du pratiquant vers un espace élargi, et lie le tout.